La cité de dieu : Ou l’enfer sur terre

« Deux amours ont donc bâti deux cités : l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu, la cité de la Terre, l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi, la cité de Dieu.

— Saint Augustin, La Cité de Dieu, XIV,28,1.

La Cité de Dieu (en portugais : Cidade de Deus) est un film brésilien sorti en 2002, coréalisé par Fernando Meirelles et Kátia Lund. Il est adapté du roman du même nom écrit par l’auteur brésilien Paulo Lins en 1997.

Il existe plusieurs types de films : certains tombent dans l’oubli, d’autres au contraire vous marquent au fer rouge. « La cité de Dieu «  fait partie de cette deuxième catégorie. C’est par des  créations de cette envergure que notre vision du monde est complètement bousculée, déroutée. Ces films ont le mérite de nous faire sortir de notre zone de confort.

En cette période de confinement, je vous propose de vous transporter dans un lieu singulier, intranquille. Nous allons tout simplement nous envoler pour le Brésil, au royaume de Dieu, ou plus précisément au royaume infernal de Dieu.

Le propos

Nous sommes dans une favela de Rio de Janeiro connue sous le nom de « Cité de Dieu ». Au cœur de cette dernière gravitent plusieurs personnages tels que Buscapé, Béné et Zépéquenio. Ils sont nés en enfer et rêvent de paradis.

Au premier regard, on pourrait penser que le film a pour propos de raconter l’histoire de ces différents individus. Mais en réalité, ils ne font que nourrir la figure principale qu’est la favela : une Gorgone avide, insatiable.

Cette dernière représente la violence et la précarité, deux éléments qui semblent-t-il, dansent une valse éternelle. Les personnages vont devoir adapter leurs comportements pour survivre dans ce milieu hostile. Ainsi, certains se retrouvent mêlés malgré eux à ce qu’ils abhorrent. Toutefois, ceux voulant changer complètement de voie se font rattraper par la puissance de cet ascendant qu’est la violence. Cela nous rappelle que celle-ci n’a pas de visage et qu’elle ne fait pas de distinction entre ses victimes.

 Ce qui en ressort

La cité de dieu est au Brésil ce que La haine de Mathieu Kassovitz est à la France. Ces films sont le miroir d’une société binaire. De ce fait, ils mettent un coup de projecteur sur une catégorie de la population bien souvent laissée pour compte. Pour conclure, ce film nous aide à comprendre ce qu’est le Brésil: un pays aussi riche que violent.

Et pour les curieux il y a sur Netflix un documentaire autour de ce film: La cité de dieu: 10 ans après.

 

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