Alexandre Carel, Photographe Prometteur du Rap Français

On a discuté photo avec @Alexducarel, jeune photographe et réalisateur prometteur de la scène rap française. Il a à son actif plusieurs grands noms comme Jul, SCH, Vald,Freeze Corleone, Maes, Kaaris ou encore Koba la D. Le jeune homme a reçu récemment une récompense pour « Bonbon à la menthe » de Jok’air. A 18 ans, le jeune talent en pleine ascension a de belles années devant lui.

J’ai beaucoup aimé travailler avec Kaaris […] Il est très sympa, on peut rigoler, discuter et il donne son avis, il n’est pas juste là pour la photo et il se casse.

 Qui est @Alexducarel ?

 Je m’appelle Alexandre Carel, je suis photographe, j’ai 18 ans, j’ai eu mon bac et j’ai fait un jour à la Sorbonne avant de me lancer à plein temps dans la photographie. Je suis indépendant et j’ai mon entreprise.

Peux-tu nous parler de ton parcours de jeune photographe ?

J’ai commencé la photo il y a 5 ans, on m’a offert mon 1er appareil à mon anniversaire, pour faire des petits courts métrages et des photos mais plutôt en loisir. Mais au bout d’un an ou deux, je m’y suis beaucoup plus penché .

J’ai donc voulu m’améliorer, j’ai changé d’appareil et appris ces paramètres. Un beau jour, mon frère devait jouer dans un clip de Jok’air et Jazzy Bazz nommé « Juice » . Il a convaincu le réalisateur qui est un de ses amis, de me prendre en photographe sur le clip. Grâce à ça j’ai pu faire mon premier shooting photo sur un clip. De là, on m’a rappelé sur « Bonbon à la menthe » de Jok’air. Par la suite, j’ai rencontré des réalisateurs, des managers et de fil en aiguille, des personnes ont commencé à apprécier mon boulot et à me faire confiance, ce qui m’a permis de me développer.

As-tu des modèles de photographes ou de réalisateurs ?

Oui, j’en ai, que ce soit par leur manière de photographier ou de parler aux gens de leur travail. Tout  d’abord il y a Mister Fifou, qui est le numéro 1 dans le monde dans lequel je travaille, il est là depuis des années et il fait beaucoup de covers. J’aime bien le naturel qui se dégage de ses photos, tout en appliquant une vision artistique, il arrive à trouver une bonne complémentarité dans son travail. Mais en sortant du monde de la photo de rap, il y a Jonathan Bertin. Je le suis depuis très longtemps et il m’inspire beaucoup. En termes de réalisateur il y a Marius Gonzales qui est une énorme inspiration pour moi, j’aime énormément son travail.

Comment tu t’es fait connaitre ?

Sur « Bonbon à la menthe » de Jok’air, c’était mon second clip en tant que photographe. J’ai fait les photos et Jok’air m’a reposté, c’était la première fois qu’un artiste le faisait. J’ai travaillé par la suite sur beaucoup de clips, mais ce qui a créé un vrai déclic, c’est sûrement les photos d’Aya Nakamura et l’interview que j’ai faite avec Melty qui a eu une bonne résonnance (2 millions de vues cumulées sur les réseaux). Donc que du positif !

 Arrives-tu à vivre en tant que photographe ?

Oui dans le sens où je vis encore chez ma mère, donc pas de loyer etc. Mais c’est sûr que je ne pourrai pas encore m’émancipé , mais je suis déjà très chanceux là où je suis et comment je gagne ma vie.

Tu fais d’autres choses à côté de la photo ?

Non, j’ai eu mon bac, j’ai saisi l’opportunité de la photo et j’ai laissé les études, même si j’ai fait un jour à la Sorbonne par acquis de conscience. Mais c’est le meilleur choix de ma vie d’avoir abandonné la fac et d’avoir mis tout mon temps et mon énergie dans ma passion. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui j’en suis là, avec tous les projets et shootings que j’ai pu réaliser.

Tu travailles avec quel matériel ?

Je travaille avec un Sony AC3, donc je suis de la Team Sony. Pour les objectifs, y’en a pas un que j’utilise plus que d’autres mais j’en ai un de 70-180, un 24 mm fixe un 50 mm fixe, etc… Enfin j’en ai plein, mais ce n’est pas le matériel qui fait la différence pour moi. Ce sera le fait d’y mettre sa patte, la manière de shooter qui passera en premier.

  Avec quel rappeur as-tu préféré travailler ?

J’ai beaucoup aimé travailler avec Kaaris, déjà c’est celui que j’ai le plus shooté. Il est très sympa, on peut rigoler, discuter et il donne son avis, il n’est pas juste là pour la photo et il se casse. Il va vraiment s’investir, il fait des petites blagues, il me met à l’aise en tant que photographe. Comme pour sa cover d’album, il va me dire « ça j’aime bien ou j’aime pas ». Je suis de bonne humeur quand je vais shooter Kaaris.  

Un avec qui tu n’as pas aimé ?

Je n’ai jamais eu de problèmes, de mauvaise expérience avec un artiste.

As-tu un rituel en tant que photographe ?

Non, à part bien préparer mon matos, les batteries, cartes SD etc… Rien de spécial, tout se fait sur le moment. Après il y a pas mal de paramètres à prendre en compte, mais rien de spécial en soi.

  Où te vois-tu dans 5 ans ? @alexducarel

  Dans 5 ans j’espère être réalisateur de gros clips ou de films. J’aimerais un jour avoir un César du meilleur réalisateur, c’est con mais c’est une récompense physique qu’on te donne pour ton travail. J’adore, ce serait symbolique. Donc je commence par le clip, m’améliorer dedans et passer au film après. @alexducarel

  Tu as des projets en cours ?

  Oui, j’ai des gros projets qui sont sortis. La cover de l’album de Kaaris, qui est le plus gros projet de toute ma vie à l’heure actuelle et on a de gros clips qui sont sortis dont Liim’s « Tokarev ». On a fait une belle fiction, je suis super content du résultat.

C’est pas fini !

Cet article vous a plu ? N’hésitez pas à le partager sur Facebook ou à l’envoyer à vos amis.

Si vous souhaitez interagir avec nous, suivez-nous sur nos réseaux sociaux !

A lire aussi : Cebos Nalcakan, une photographie sans filtre

Zeen is a next generation WordPress theme. It’s powerful, beautifully designed and comes with everything you need to engage your visitors and increase conversions.